Hellfest 2017 Report 3/3 Repost

Dimanche 18 Juin – Jour 3

Ce matin, j’ai la patate, à peine le temps de siroter mon café en regarder le soleil venir caresser les vignes clissonnaise que déjà c’est l’heure d’y retourner. La vérité n’est pas tout à fait aussi poétique du coup plutôt que de vous faire le côté gueule dans le cul, de toute manière tout le monde est fatigué ce matin…

Et c’est Ray Brower qui ouvre le bal en Main Stage 2, sauf que moi le matin, j’aime bien commencé par la Valley, ça permet de se mettre doucement dans le bain… Ambiance calme et détendue, le son est plutôt bon et les lumières parfaites, mon appareil beaucoup plus réactif que moi prend les commandes. Très bonne prestation du groupe bien en place avec le chant bien torturé comme il faut. Je serais bien resté plus longtemps mais Ray m’attend, et donc je traverse totalement le festival heureusement pas encore remplit comme la veille l’entrée du Pit photo se fait à gauche. Le groupe qui ne m’a pas attendu pour commencer sa prestation semble content d’être là… et nous offre une plutôt bonne prestation.

Ray Brower / Main Stage

Je serais bien resté pour en voir plus mais Harm Done m’a donné rendez vous à la Warzone. Bon ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça… Enfin si, j’ai bien rejoint la Warzone mais après un passage rapide sous la Valley ou Bright Curse qui a déjà commencé son set n’a pas encore totalement réveillé la foule. L’accès au Pit Photo est encore possible. Je vais donc apprécier le concert dans les meilleurs conditions, le temps d’une chanson. Juste ce qu’il faut pour apprécier la musique plante du groupe. Avant d’aller en zone de guerre.

Bright Curse / Valley

Harm Done n’a pas le temps d’attendre. Que ce soit moi, le public, la vie, le groupe est un rouleau compresseur et son chanteur avec ses gants de chantier qui arborent chacun une croix a un regard qui me ferait presque peur. En vrai, j’avais peur mais je ne vais quand même pas vous le dire ici, on se connait à peine. Je ne savais même pas que le groupe était Français. Du coup, je place un petit cocorico, toujours sous l’effet de la forte impression du groupe. 

Harm Done / Warzone

Mine de rien ou mine de crayon, l’humour n’a pas de limite en ce dimanche matin. Et ce petit hardcore matinale m’a mit en jambe pour aller bouffer un maximum de concert pour cette dernière matinée. Emptiness joue sous Altar, pas de soucis, j’arrive. Du black, detah metal belge, bien sur avec plaisir et même si j’ai aimé essayer de chopper leur visage caché sous des capuches leurs musique reste beaucoup trop sombre pour moi. 

Emptiness / Altar

A proximité de la Valley, une voix unique se fait ressentir et l’image que me renvoie l’écran m’impressionne tout autant. Vodun groupe qui a totalement esquivé mon radar me conquis dés la première seconde. Une fois sous la tente, devant la scène, je ne peux qu’apprécier ce spectacle. Ce mélange d’afro-heavy-psyché-soul-métal est ce que j’ai entendu de plus surprenant pendant ces trois jours mais je ne suis pas prêt de l’oublier. Et scéniquement parlant c’est tout aussi impressionnant.

Vodun / Valley

Retour en Warzone, While she Sleeps arbore une banane de tous les diables… J’ai l’impression que ce matin c’est tout le monde qui est heureux d’être réveillés si tôt. Il fait beau, la vie est belle, il y a de la bière et du métal pour tout le monde. Le chanteur crie tout ce qu’il peut dans son micro et le groupe suit dans les mêmes proportions la dépense d’énergie. Pas le temps de voir le chanteur traversé tout la foule pour aller prendre de la hauteur en face sur une des structures que déjà deux autres concerts m’appellent. N’arrivant pas à choisir, je me propose à moi même de faire les deux.

While She Sleeps / Warzone

Direction Altar, pour aller regarder le spectacle un décalé de Ghoul, n’ayant pas vraiment apprécié les images vues sur internet, enfin c’est pas tout à fait vrai. C’est plus le manque de moyens apportés aux masques (des sacs, littéralement en toile de jute, posé sur leurs tête) qui ne m’ont pas convaincus. Et en Live me dirais vous. Ca commence par l’arrivée d’un personnage grimé et dont on ouvre le bide envoyant dans la foule des jets de faux sang. Ce n’est pas spécialement mon délire mais ça fait un souvenir. En dehors de ça, musicalement c’est efficace, sans fioriture ni originalité, efficace et c’est déjà ça. 

Ghout / Altar

De mémoire, je me souvenais avoir écouté The Vintage Caravan et avant d’entendre les premières notes qui s’échappaient de la Valley impossible de me souvenir si j’aimais bien ou pas du tout. Mais avec un nom comme ça, guère de doute possible et quand je me suis surpris à fredonner la chanson en arrivant sous la tente, la mémoire m’est revenue. J’aime bien The Vintage Caravan. Plus tôt je disais qu’être efficace ça suffisait, là, le groupe me montre qu’avec un peu plus de smile on peut facilement être plus qu’efficace. Un super concert et un groupe que je place dans ma liste des plus. 

The Vintage Caravan / Valley

13h30, c’est l’heure choisir pour faire une pause, un petit burger poivre pour accompagner le concert de Motionless in White en Main Stage, le tout saupoudré de quelques houblons. Le soleil déjà bien présent me rappelle qu’il est bientôt l’heure de Skindred et quoi de mieux pour la digestion. 

The Umbrella

Un dimanche, en début d’aprés-midi, soyons honnête, c’est blindé. Il y a des gens, qui ne viennent que pour voir les Main Stage, passant de l’une à l’autre au grés des concerts sans forcément aller voir vers d’autres scènes ce qu’il pouvait s’y trouver. Personnellement, je ne suis pas un grand fan des Main Stage mais pourtant j’y ai vu de super concert et Skindred en fait partie. Le mélange Ragga Métal du groupe fonctionne parfaitement et le chanteur Benji Webbe est ultra charismatique et en totale communion avec le public.

Skindred / Main Stage

La chaleur devenu insupportable, un replis stratégique en terre de l’ombre est voté, on en profite pour faire un rechargement de portable et de taper la discute avec des gens du campings, les meilleurs d’entre nous. 

Le retour au festival se fera pour Devil Driver, oui je sais, j’ai raté Ill Nino. Je reviens sur mes précédents propos, je ne suis vraiment pas fan des Main Stage. Autant le groupe a fait une très bon prestation autant, le son était ailleurs, comme sur les côtés ou qu’il faisait tout pour m’éviter. Ce qui est d’un côté mesquin et de l’autre m’a amputé d’une partie du concert à savoir le son. 

Devil Driver / Main Stage

J’enchaine avec l’autre Main Stage qui me propose un petit Alter Bridge, grand fan du groupe depuis des années, je dois dire que j’aurais apprécié un tout petit moins de soleil pour éviter la surexposition du groupe mais en dehors de ces détails solaire, j’ai apprécié la prestation du groupe très propre, classe et bien reçu par le public qui avait l’air de se moquer de la chaleur. 

Alter Bridge / Main Stage

A partir de là, j’ai un peu décroché, un coup de mou énorme m’est tombé sur le coin de l’épaule, avant de s’avancer peu à peu jusqu’à mon oreille pour me rappeler que c’était le troisième jour et le xième concert ou plus communément le moment de souffler. Je laisse passer quelques concerts, observe de loin Prophets of Rage qui emporte le public mais me laisse totalement de marbre du fait que je ne crois pas à ce groupe mais j’attendrais la sortie d’un vrai album pour me faire idée pour l’instant cette pseudo rage contre la machine est un peu surestimé. 

Deux mecs sympas

La veille un ami, que dis-je un frère de métal m’avait demandé d’assurer sur Primus et vous tous savez ce qui s’est passé. Ce même bougre revenu d’entre les métalleux m’a de nouveau formulé le même souhait mais au sujet de Clutch
Et vous savez quoi… Je me suis encore foiré. Alors deux choses sont possibles, soit j’ai un problème avec la pression. Soit c’est avec les lumières de la Valley que je n’arrive pas à composer le soir venu. En dehors de ma piètre prestation de photographe, Clutch c’était top. 

Clutch / Valley

Vous, vous souvenez du concert de Suicidal d’hier soir. Imaginez qu’un groupe en manque de chanteur en recrute trois pour son concert en Warzone et que si ça ne suffisait pas, il termine par faire monter tout le monde sur scène comme une espèce de bouquet final gargantuesque. Je n’ai pas trop ce qui se passait sur les autres scènes au même moment mais cette fin de concert était totalement folle. 

Every Time I Die / Warzone

Après ça, il allait falloir sortir du très gros pour maintenir mon intérêt toujours intact. J’ai tenté Slayer qui dès les premières notes m’a convaincu de ne pas rester. Je n’ai rien contre Slayer bien au contraire. Mais c’est bien trop souvent pareils pour arriver à me surprendre et j’avais besoin de quelques chose qui me surprenne pour finir.

The Dilinger Escape Plan / Warzone

Heureusement il y a toujours de bonne surprise en Warzone. The Dillinger escape plan`qui est en pleine tournée d’adieu n’a jamais déçu personne en live et ce soir, leur heavy metal, mathcore est venu pour tout détruire. Le groupe joue comme si chacun de leur concert était le dernier et personne ne ressortira indemne… Que ce soit, le public parfois hypnotisé par la musique ou la scène qui servira de cimetière à leurs instruments offert en offrande à cette zone de guerre.

The Dilinger Escape Plan / Warzone

La Warzone se vide tandis que je reste avec un ami, la fête est finit mais nous n’avons pas encore envie de rentrer. La fin d’un week end au Hellfest c’est toujours un moment particulier, comme si le corps voulait rentrer alors que l’esprit lui était encore prêt à y retourner. Sur le chemin jusqu’au Tipi, j’essaie de mémoriser tout ce que je vois… Je n’ai pas vraiment envie de partir mais il faut aussi se dire qu’un an ça passe relativement vite. C’était une bonne édition même si je sais qu’il faudra encore de longues semaines pour digérer ces trois jours. Je vous ferais le bilan en intro de l’édition 2018, j’aurais un élément de comparaison. 

The End

Jack 

3 ans ago

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